El Che Amor/La Academia de Piatock – Le Che d’Amour/L’académie de Piatock

par Alberto Szpunberg

Couverture d’ouvrage : El Che Amor/La Academia de Piatock - Le Che d'Amour/L'académie de Piatock
Partie de l'atinair – Poésie bilingue séries :
Éditions :Paperback - 1ère édition: 12,00 €
ISBN : 9782491742201
Taille : 12,60 x 18,60 cm
Pages : 180
ePub - 1ère édition: 5,49 €
ISBN : 9782491742362

L’œuvre d’Alberto SZPUNBERG montre comment sa poésie s’est déployé tel un arbre au splendide feuillage et aux constantes trouvailles.
Ce grand poète réussit à ouvrir les côtés les plus obscurs du mot qui vient du réel et le retourne chargé de beauté et de vérité.
Juan GELMAN

La obra de Alberto SZPUNBERG muestra cómo su poesía se ha desplegado tal un árbol de espléndido follaje y de hallazgos constantes.
Este gran poeta logra abrir los lados más oscuros de la palabra que viene del real y él devuelve cargada de belleza y de verdad.
Juan GELMAN

 

 

Disponible sur :
Maison d’édition : L'atinoir
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Les soixante-dix sept poèmes de « L’Académie de Piatock » composent un univers peuplés de personnages divers et hétérogènes. Contrairement à ce qui est habituel dans la poésie d’Alberto Szpunberg depuis 1987 chaque poème porte un titre et presque tous les titres incluent un ou plusieurs personnages qui habitent cet espace appelé « académie ». On pourrait affirmer que s’il y a une histoire, celle-ci est surtout racontée par les titres qui constituent une clé pour la lecture du poème et du livre. Il faut aussi signaler que même s’il détient une clef, la relation entre le poème et son titre reste parfois énigmatique et il est demandé au lecteur de remplir en les interprétant les vides et de se lancer à la recherche des sens et de leur connotation.
Une grande partie du livre s’inspire de textes et de discours de différentes preovenances. Une source centrale est celle de la  fuente central est celle de la tradition  culturelle juive, llivresque et millénaire, et affectivament proche et présente. Une autre source concerne l’histoire argentine et latinoaméricaine, le mlangage et l’action  de la militance et son destin dans le monde irrévélé.
L’éventail des allusions se déplie amplement et librement. Dans le domaine de l’histoire latino-américaine et universel, mentionnons, par exemple, l’usage de la consigne d’Artigas où Naide es más que Naide devient un personnage (P. 74-75), la présence du « Kabbaliste de la Sublime Alarme » et l’allusion au Che.
Dans le domaine des sources juives, nous trouvons parmi les hypotextes qui structurent une partie du livre, la agada de Pessah, que l’on lit à la table familiale le soir où commence la Pâque Juive et dans lequel on remémore le miracle de la libération de l’esclavage auquel fut soumis le peuple d’Israël en Égypte.
[…]
Dans le premier poème, Piatock témoigne de sa présence lors d’un accouchement monstrueux, celui d’un agneau à deux têtes :  « avec une il disait oui et non avec l’autre » (P. 56). Lors de cet étrange événement, le « oui » et le « non » « prennent corps » et traversent conjointement tout le livre, comme il se doit pour un texte animé par les vicissitudes du désir et par la présence simultanée de la passion et de la lucidité. Le “oui” et le "non", transformés en évènements dans le premier poème du livre, retentissent fermement dans le dernier. Dans ce poème, Piatock, lui qui a toujours vu « bien des choses dans sa vie », transmet alors, ce qu’il a entendu chez d’autres : « un voyageur qui n’en est jamais revenu » lui parle d’une ville aux portes ouvertes où personne ne reste jamais dehors. C’est pour cela que Piatock, lui aussi, y est vu tel qu’il est, avec sa fourche, sa charrette, son cheval et qu’on l’appelle toujours par son nom « tel qu’il se prononce ». Mais le dernier vers du livre  brise douloureusement l’illusion qu’a fait naître le poème:
« j’entends appeler « Piatock ! Piatock ! Piatock ! », alors, je me retourne
et c’est le pleur d’un enfant qui ne s’efface pas parce que c’est moi. (Pp. 168-169)
Mais pourtant au dernier vers du poème précédent qui ferme la bibliothèque de l’Académie, Reb Arieh Leib ben Naftule dit :
posons des pierres sur nos tombes pour que les pierres fleurissent. (Pp. 166-167)
La coutume juive de déposer une pierre sur la tombe comme témoignage de la mémoire « qui ne s’efface pas » s’ouvre à une logique qu’illustre le monde créé par la poésie : « les pierres fleurissent » aussi. Tout le libre est traversé par un double mouvement : un désir qui insiste, obstiné, depuis « le fond le plus humain de l’humain » et par un tremblement.
L’échec n’impose pas le renoncement.

In El lenguaje poético de Alberto Szpunberg en La Academia de Piatock – Mijal Ga (https://www.academia.edu)

Ouvrage soutenu par le

À propos de l’auteur

Alberto Szpunberg (Buenos Aires, 1940) a été directeur du département de littératuret et langues classiques à l’université de de Buenos Aires (1973). Il a dirigé le supplément culturel du journal « La Opinión » de Buenos Aires jusqu’en 1976. Membre co-fondateur de la Brigada Masetti, il a dû s’exiler à El Masnou (Barcelone) en mai 1977, après le coup d’État militaire dee 1976.
Il est l’auteur de Poemas de la mano mayor (Bs.As., Gente del sur, 1962), Juego limpio (Bs.As., Nueva Expresión, 1963), El che amor (Mención Casa de las Américas, Cuba, 1966), Su fuego en la tibieza (Premio Alcalá de Henares de Poesía, España, 1981), Apuntes (Bs.As., Editorial Tierra Firme, 1987), La encendida calma (España, Mondadori, 2002), Notas al pie de nada ni de nadie (Bs.As., Bajo la luna, 2007), Luces que a lo lejos (Bs.As., Ed. Colihue, 2008), El libro de Judith (Bs.As., Ed. Suri Porfiado, 2008); La Academia de Piatock (Venezuela, 2009; Argentina, 2010; Alemania, 2011) et Traslados (Bs.As., Ed. Ejercer la memoria, 2002).
En 1993 il a été le lauréat en Francia du Prix International de Poésie Antonio Machado 1993/94 pour son livre Luces que a lo lejos.
En 1983, il a été correspondant de l’agence de presse Agencia Nueva Nicaragua (Paris).
À Barcelone, il a eu de nombreuses responsabilités dans l’activité éditoriale (Ed. Orbis, Ed. Planeta-Agostini, Ed. RBA, Ed. Cases i Asociats, etc.)
Il est retourné en Argentine avec l’avènement de la démocratie (1984) où il a ét professeur de littérature argentine et dirigé des séminaires à propos de « l’approche de la poésie » à l’université populaire Madres de Plaza de Mayo de la Argentina.
En 1998, el Fondo Nacional de las Artes de la Argentina a publié une anthologie de son œuvre poétique. Les éditions Edition Delta (Alemania, Stuttgart, 2008) ont également publié une anthologie sous le titre el título Der Wind ist manchmal wie alle (Parfois le vent est comme tout le monde).
En noviembre de 2013, les éditions Entropía (Bs.As.) ont publié sa « Poesía Reunida » (Poésie réunie) sous le titre général de Como sólo la muerte es pasajera (Comme seule la mort est passagère), qui inclut Sol de noche, Como sólo la muerte es pasajera, El síndrome de Yessenin, Ese azar, este milagro et Como el clavel del aire, des libres qui étaient jusque là inédits.
En 2014, il a reçu le Premio Rosa de Cobre de la Biblioteca Nacional.
Son dernier recueil de poèmes a été publié en 2016, Por que no hay mas bien brocoli ? (Pourquoi n’y a-t-il pas quelque chose plutôt que le brocoli) (Ed. Lamás Médula Bs. As.)
Il est aussi l’auteur de biographies (Neruda, Cervantés) et de livres pour enfants.
Alberto Szbunberg est décédé le 13 novembre 2020 à Barcelone.


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