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Ricardo Piglia a consacré sa vie à la littérature en accomplissant deux actes majeurs, d’abord avec sa propre narration et ensuite en déchiffrant d’autres écritures qu’il a admirées.
Formes brèves est un voyage dans l’écriture courte et concise à la recherche du mot exact, de la phrase juste et de l’image précise.
L'auteur ouvre les portes de sa bibliothèque pour partager ses goûts de lecteur et son avis d’essayiste à propos de José Luis Borges, Edgar Alan Poe, Roberto Arlt, Franz Kafka, Ernest Hemingway, Flannery O’Connor, Witold Gombrowicz, William Faulkner, Julio Cortázar et (surtout) Macedonio Fernández, tous adeptes et maîtres de l’art de la forme brève. Il écrit que l’annotation de Faulkner dans sa préface inédite de Le Bruit et la Fureur l’avait surpris mais qu’elle fut décisive : « J’ai écrit ce livre et j’ai appris à lire. »
Formes brèves est une composition à la recherche de la phrase juste, de l'image juste et en même temps de l'idée juste. Le livre terminé, on a la sensation de s'être trouvé dans un laboratoire et aussi dans une fête qui célèbre toutes les possibilités. Comme le dit l'auteur, les textes de cet essai "peuvent être lus comme des pages échappées du journal d'un écrivain et aussi comme les premiers essais et tentatives d'une autobiographie future". Et il ajoute : "Cela pourrait s'entendre comme un exercice de la critique qui part de récits brefs et les contient".
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